Parutions Presse

« Les Indésirables », de Diane Ducret
le top 10 du mois de mars – Elle

Terrifié par l’avancée des troupes hitlériennes avant l’armistice, le gouvernement français ordonne l’arrestation des réfugiées allemandes, pour la plupart juives, ainsi que des femmes originaires d’Alsace et de Lorraine. Le 15 mai 1940, « les femmes indésirables ont jusqu’à 17 heures pour se présenter de leur propre chef au Vélodrome d’Hiver, les autres, on ira les chercher », assigne le gouverneur militaire de Paris. Jugée persona non grata sur la terre des droits de l’homme, Lise, jeune juive, attend sous l’immense verrière de la piste cycliste, devenue un étouffoir empli de corps et de peur. Lise ne tiendra pas seule, alors elle se force à aller vers une inconnue, Eva, insoumise et triomphale. Après douze jours d’attente dans ce cloaque pestilentiel, 3 000 « indésirables », parmi lesquelles Hannah Arendt ou Dita Parlo (l’actrice qui avait tant ému les Français dans « La Grande Illusion », de Renoir), sont débarquées au camp de Gurs, dans les Pyrénées. de « Femmes de dictateur » à « lady Scarface », Diane Ducret éclaire le passé en recourant à la force de l’intime et, ici, nous met face à ces années barbelées de douleur qu’on a voulu enterrer sous une dalle de béton – d’oubli – après la guerre. On ressent l’intensité des souffrances au centimètre carré. Mais l’amitié entre Lise et Eva répare ce qui a été fêlé, violé, déshumanisé ; cet amour sans horizon coule comme un philtre sur le destin anémié de leurs soeurs d’exil. Un désir de vie au milieu de rien. « L’audace d’être belle quand on veut vous supprimer » porte ces femmes qui trouvent brusquement le courage de monter un cabaret. Elles l’ont fait. Parce qu’il n’y a « rien de plus précieux en ce monde que le sentiment d’exister pour quelqu’un »… lire la suite

« Femmes de dictateurs 2 », de Diane Ducret

Amoureuses d’Hitler ou de Ben Laden… Après le succès du premier tome, l’auteur récidive. Fascinants destins de femmes aveuglées !… lire la suite

Oiseau de malheur

Une jolie comédie dramatique mettant en scène Enaid, jeune fille malchanceuse adoptée par ses grands-parents. Qui se relève toujours des sales coups de la vie.

Pierre Richard n’a qu’à bien se tenir. «La tartine, chez moi, ne se contente pas de tomber sur le côte ou la confiture est étalée », constate Enaid, résignée. « Elle tombe quand je suis habillée en blanc. Finit sa course sur mes chaussures neuves. Le sucre attire une abeille Qui me pique. Je fais une allergie. L’ambulance rentre dans une voiture Conduite par mon ex. Avec sa nouvelle compagne Sublime et sympa. » L’image semble particulièrement adéquate au moment où cette jolie jeune femme apprend au téléphone, dans un taxi à Gdansk, que son chéri la quitte. Un autre coup de fil suit : celui de sa mère biologique, Léna, qui lui annonce qu’elle a un cancer généralisé Cette nouvelle brutale la replonge dans ses souvenirs, lorsque cette danseuse de mauvaise vie s’est vue déchue de ses droits parentaux. La gamine a alors été accueillie par un couple de personnes âgees, Yvette et Andre, dont Enaid comprendra plus tard qu’ils ne sont autres que… ses grands-parents. Ceux-ci quitteront Paris pour Biarritz – « trente mille habitants, la moitié de surfeurs, l’autre de retraites » La petite fille va grandir, devenir adolescente. Il y aura les études, la fête, les drogues, la rencontre avec des « types de l’ETA », l’amour, le cheval – qui peuvent être la source de bien des accidents… De Paris à San Diego en passant par Rome ou San Sébastian, La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose nous offre le portrait, tout en nuances, d’une héroïne qui tombe sans cesse pour mieux se relever Ce roman tient notamment pour le ton de Diane Ducret, qui alterne avec un grand naturel (et une élégance de plume) les passages dramatiques et les scènes de pure comédie. Une belle leçon qui nous rappelle l’essentiel: qu’importe le pas, du moment que l’on avance! Baptiste Liger

 

Vénus à la fourrure
Femmes de tous pays, dépoilez-vous !

Aujourd’hui généralisée, l’épilation du pubis chez la femme a été considérée selon les époques comme un moyen d’émancipation ou d’asservissement. De l’antiquité égyptienne aux années 1950, l’historienne Diane Ducret explique comment la bataille des sexes s’est toujours jouée à un poil près.

Dans un atelier du New York des années 1920, les ­artistes Man Ray et son ami Marcel Duchamp s’adonnent à une drôle d’activité. Face à l’objectif indiscret de la caméra tenue par Duchamp, Man Ray, déguisé en barbier, rase le pubis d’une femme nue. Loin d’être vulnérable ainsi dépossédée de sa toison pubienne, l’excentrique modèle a le sentiment de transformer son entrejambe en manifeste. Son sexe imberbe devient un symbole, celui d’un mouvement artistique nouveau qui a décidé de rompre avec les conventions. En dépoilant cette femme, Man Ray compte bien choquer les mœurs. Il veut montrer ce que l’histoire cache depuis toujours. À Paris, il rencontre Kiki, une autre modèle qui n’a pas froid aux yeux. Il veut la photographier dans son plus intime appareil. Mais voilà, Kiki craint que les clichés ne révèlent sa « tare physique », une infirmité des plus dramatiques… l’absence de poils pubiens… lire la suite

 

Diane Ducret : « Nous sommes tous des flamants roses »

Après les best-sellers Femmes de dictateurs, Diane Ducret écrit La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose.
Dès les premières pages, Enaid, sorte de double littéraire de Diane Ducret, se fait larguer en plein voyage d’affaires. Ce roman, intitulé La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose et qui paraît la semaine prochaine, le 28 février, est le cri du cœur d’une trentenaire du siècle, un délicieux cocktail de drame, d’amour et d’humour. Grazia a rencontré la femme qui se cache derrière cette épopée moderne… lire la suite

 

Ces femmes dans l’ombre des dictateurs

Après les tyrans fascistes et communistes du XXe siècle, Diane Ducret s’est intéressée aux destins sentimentaux des femmes et des maîtresses de six dictateurs contemporains. En exclusivité, elle nous raconte les détails inédits de cette incroyable enquête qui l’a menée de La Havane au Proche-Orient via Belgrade et Pyongyang… lire la suite

 

Diane Ducret donne son corps aux chevaux

Chaque jour, Le Point.fr vous fait découvrir les meilleurs livres de la rentrée. Aujourd’hui, « Corpus equi » de Diane Ducret.

Diane Ducret s’est fait connaître en 2012 en publiant le très remarqué Femmes de dictateur, deux volumes consacrés aux épouses des tyrans qui ont fait trembler le monde. Une grosse année plus tard, elle passe au roman sans pour autant faire une oeuvre de fiction. Explication : adolescente, la jeune femme était aux portes de l’équipe de France de compétition équestre, avant qu’une méchante chute ne l’éloigne des parcours d’obstacles. Et c’est au Dieu cheval qu’elle a choisi de consacrer son premier roman, dont on ne sait donc pas ce qui y relève de l’imagination ou de l’autobiographie. Une jeune femme découvre la vie, ses plaisirs et l’affirmation de soi grâce à un petit cheval nommé Zascandyl qui devient rapidement son double, son jumeau, le prolongement d’elle-même. Petit – mais Jappeloup et Pierre Durand ont montré que la taille n’avait pas d’importance dans un concours hippique -, il forme avec sa cavalière un couple idéal et gracieux. Une chute détruit cette belle harmonie. Les médecins prédisent à la sportive qu’elle ne marchera plus jamais… lire la suite

 

Les livres ont la parole : « Les indésirables » de Diane Ducret

REPLAY – Avec « Les indésirables », Diane Ducret s’intéresse à une histoire terrible et pourtant oubliée de la Seconde Guerre mondiale en France… écouter le replay